28 février 1977

Historique

Le Syndicat des travailleurs de l'information de La Presse est né officiellement le 28 février 1977. C'est à ce moment-là que le Syndicat général des communications / section La Presse a changé de nom. Notre syndicat est alors demeuré au sein de la CSN (Confédération des syndicats nationaux), mais il a acquis une plus grande indépendance. La Fédération nationale des communications, qui représente la majorité des journalistes au Québec, a été créée à la même époque.

Voici quelques jalons du syndicalisme et des conditions de travail à la rédaction depuis le milieu du siècle dernier.

1955-1958
Conditions des journalistes : Salaire entre 55$ et 117,50$ par semaine, avec prime aux cadres syndiqués. Trois semaines de vacances, la quatrième après 15 ans de service. Semaine de 37 heures et demie sur cinq jours. À l’époque, notre syndicat s’appelait le Syndicat des journalistes de Montréal, local de La Presse.

1958-1960
Conditions des journalistes : Salaire entre 60$ et 122$ par semaine.

1961-1963
Conditions des journalistes : Salaire entre 60$ et 200$ par semaine. Semaine de 35 heures sur cinq jours.

1965-1967
Conditions des journalistes : Salaire entre 60,90$ et 221,72$ par semaine. Création de la caisse de retraite.

1969-1971
Conditions des journalistes : Salaire entre 83$ et 258$ par semaine.

Juillet 1971
Lock-out des typographes, dans un contexte de changements technologiques.
Octobre 1971
Lock-out des autres syndiqués. Manifestation d'appui de 20 000 personnes. Le maire Jean Drapeau décrète une zone interdite autour de La Presse. La manif est durement réprimée par la police de Montréal. La répression fait 200 blessés. Une manifestante meurt d'une crise d'asthme.
Début 1972
Fin du lock-out. La direction de La Presse est congédiée. Les syndicats font plusieurs gains.

1972-73
Conditions des journalistes : Salaire entre 117$ et 292$ par semaine. Trois semaines de vacances, la quatrième après trois ans de service, la cinquième après 24 ans de service. Première convention signée par le Syndicat général des communications.

1974-1976
Conditions des journalistes : Salaire entre 158$ et 402$ par semaine. Quatre semaines de vacances, la cinquième après neuf ans de service.

28 février 1977
Naissance du STIP. Premier président : Daniel Marsolais (1977 – 1982). Il prend la relève de Jules Béliveau, dernier président du Syndicat général des communications (section La Presse).

1977 - 1978
Grève à La Presse. Première négociation en intersyndicale CSN / FTQ.

1978-1981
Conditions des journalistes : Salaire entre 248$ et 600$ par semaine. Quatre semaines de vacances, la cinquième après neuf ans de service, la sixième après 20 ans. Semaine de 32 heures sur quatre jours.

Septembre 1981: mises à pied à La Presse.

1981-1984
Conditions des journalistes : Salaire entre 369$ et 850$ par semaine.

Martial Dassylva, président (1982 – 1983)

20 décembre 1982 : Premier party de Noël du STIP.

Daniel Marsolais, président (1983 – 1986)

1984 La Presse lance son édition du dimanche. L’employeur veut que tous les employés puissent travailler les week-end. Le STIP insiste plutôt pour former une équipe week-end. Cette solution prévaudra.

1985-1988
Conditions des journalistes : Salaire entre 492$ et 1033$ par semaine.

André Cédilot, président (1986 – 1989)
En 1986, l’assemblée générale des membres se prononce sur le projet de Power Corporation d’acheter Télé-Métropole. Le STIP demande entre autres « l’assurance d’une totale indépendance de l’information de Télé-Métropole et du journal La Presse ». L'acquisition ne se réalisera pas.

1988-1992
Conditions des journalistes : Salaire entre 601$ à 1250$ par semaine.

Louis Falardeau, président (1989 – 1995)

1994-1996
Conditions des journalistes : Salaire entre 696$ et 1301$ par semaine.

Monique Prince, présidente (1995 – 1999)

1997-2001
Conditions des journalistes : Salaire entre 760$ et 1490$ par semaine. Ajout d'une clause de droit d’auteur. Septième semaine de vacances après 35 ans.

Maurice Jannard, président (1999 – 2000)

L’année 2000 est marquée par l’achat d’Unimédia (Le Soleil, Le Quotidien, Le Droit) par Gesca et le lancement de Cyberpresse.

Louis Falardeau, président (2000 – 2003)

En 2001, le STIP parvient à syndiquer Cyberpresse mais doit concéder des conditions de travail inférieures.

2002-2004 : 30 mois sans convention, impartition des presses.

Hélène de Guise, présidente (2003 - présent)

2004-2008
Conditions des journalistes : Salaire entre 899$ et 1745$ par semaine. Septième semaine de vacances après 30 ans.