16 décembre 2008

Quebecor a employé des "scabs"

La Commission des relations de travail a tranché: Quebecor a eu recours à des scabs (briseurs de grève ou travailleurs de remplacement) au cours du lock-out au Journal de Québec.
Un extrait de la décision:
"Le Journal (de Québec) a donc utilisé, dans l’établissement où le lock-out a été déclaré, pendant ce lock-out, les services de personnes à l’emploi d’un autre employeur (les photographes de Keystone, les journalistes de Nomade et le messager de Côté Tonic inc.) et ceux d’un entrepreneur (Nathalie Bissonnette) pour remplir les fonctions des salariés faisant partie de l’unité de négociation en lock-out. Il s’agit là d’une contravention à l’article 109.1 b) du Code du travail."
En arrivant à cette conclusion, la CRT a jugé que la notion d'"établissement", cruciale dans le Code du travail, inclut tous les endroits où un journaliste ou un photographe exerce sa profession: conférences de presse, hôtel de ville, palais de justice, salle de spectacle, etc.
C'est une victoire pour tous les syndicats de journalistes qui seront appelés à lutter pour leurs conditions de travail ces prochaines années.